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  • Tanu

Parcours



Vous êtes à ce jour des dizaines à avoir lu mon premier livre. Il faudra, prochainement, que je rédige un post pour mettre des mots sur ce bonheur de le partager avec vous, mais pas maintenant… quand je les aurai, les mots.


Là tout de suite, je voulais vous raconter un peu le parcours, technique et émotionnel, de ce livre, parcours que j'ai découvert de A à Z, et suivi presque seule. Heureusement que, quand quelque chose me passionne, je suis patiente et curieuse, car croyez-moi, l'auto-édition, c'est un vrai travail !


Tout est parti d'une histoire écrite quand j'avais 13 ans… Ouais, enfin... je vais pas commencer par là hein… sinon ça risque de durer un peu… Ceci dit, tout commence par une histoire, quand-même... Une fois l'histoire mise sur papier (j'y reviendrai, sur l'histoire, dans un autre post), on se retrouve avec un titre à trouver, ou plutôt à choisir car il en vient plusieurs au fur et à mesure que l'histoire avance, et un résumé à faire. Les deux ont la même importance à mes yeux. Comment faire un résumé qui dévoile juste ce qu'il faut mais pas le principal, qui donne le ton du livre sans être trop long, et qui peut susciter l'envie d'ouvrir la bête et de s'y plonger ? Ces quelques lignes à trouver, elles seules, remuent bien le cerveau.


Le livre, les personnages et l'histoire ont une image dans la tête de celui qui l'écrit. Pareil que pour le titre, elle s'impose au fur et à mesure des sentiments éprouvés pendant l'écriture. Je voulais que cette image soit bien représentée sur la couverture. Et dès le début, je voulais une vraie photo faite par une personne vraie, ou plutôt, une vraie personne. De l'authentisme, quoi... J'ai rapidement trouvé mon bonheur. La bonne personne qui possédait la photo parfaite. Et généreuse, en plus.


Une fois qu'on a à peu près réglé cette partie, il faut un imprimeur qui reste dans le budget, et un graphiste, qui sera forcément hors budget, à part si, par chance, comme ce fut mon cas, on peut le payer en nature. Chouette, ça, c'est fait.


Ensuite, il faut impérativement que l'histoire, dont on est forcément convaincu, soit agréable à lire. Pour cette première édition, j'ai choisi de me passer de correcteur, pour une question de budget, mais pas que. Une semaine de relectures et de recherches grammaticales sur internet n'auront pas eu raison de toutes les fautes et maladresses de ce premier livre, qui sera encore corrigé avant réédition. Oui, je sais, je m'auto-flagelle trop avec ça, mais il faut bien que quelque chose cloche, histoire que je garde les pieds sur terre et que j'apprenne par mes propres expériences, puisqu'il n'y a que comme ça que je fonctionne.


Une fois que tout semble prêt, il faut décider du nombre d'exemplaires à imprimer, et le prix qu'on veut fixer. Pour le nombre d'exemplaire, l'idée c'est de ne pas voir trop grand, évidemment, puisqu'on peut toujours en retirer. Après, c'est aussi une question de budget, comme pour tout … (oui les rêves ont un prix, ce pourquoi je ne suis pas forcément adepte de l'expression "quand on veut on peut", mais il y en a plein d'autres qui me parlent, ne vous inquiétez pas).


Arrive le moment où il faut envoyer le manuscrit et la photo à imprimer. Les recevoir en retour parce que quelque chose n'est pas correct, corriger, envoyer à nouveau. Et croiser les doigts des mains et des pieds pour que le résultat soit à la hauteur de ce qu'on a en tête… Et là, il faut attendre. Pas le plus facile.


Pendant ce temps, tu lui fais une place sur les réseaux sociaux, à ton rêve. Pas sûre que rêve et réseaux sociaux riment bien, mais en attendant, ils ont cet avantage de permettre une rapide et large connexion avec le monde extérieur. Là encore, les services d'un bon webmaster sont nécessaires, en tout cas pour moi. Il a encore fallu payer en nature… quand je vous dis que ce n'est pas de tout repos...


Il est enfin là, parfait ou presque. Quatre cartons de TON livre qui arrivent devant ta porte, c'est indescriptible. Je le voulais beau. Il est beau. Etoiles dans les yeux.


Il s'agit maintenant de te vendre. Pardon, de le vendre. Ce n'est pas toi, auteur du livre, qui est mis sur le marché, quoi que… C'est une telle partie de toi, ce livre, quand-même, qu'un moment donné tu te sens très pudique.


C'est là que le rêve continue. Tu n'as pas besoin de te mettre en avant et forcer les gens, ils le demandent d'eux-mêmes, avec enthousiasme et impatience, en plus. J'ai pas vraiment de mots pour m'exprimer là-dessus. Un jour, peut-être, ou pas. Peut-être pas, d'ailleurs. Cela me convient bien, de juste ressentir sans devoir parler. Cela m'appartient.


Et puis, les gens lisent le livre. Pour de vrai. Ils entrent un peu dans ma tête, presque parfois dans mon cœur. Instant partage. Le plus précieux.


Ils l'aiment… et passent avec lui des bons moments. Ils en redemandent, même. Pas de mots, je l'ai déjà dit.


Derrière ce joli tableau de parcours de rêve, se cachent néanmoins un travail acharné, des heures et des heures de recherches sur internet, des visionnages de tonnes de vidéos (mon personnage existe, j'ai passé des soirées entières à analyser sa voix, sa gestuelle, ses regards… bon, ok, c'était loin d'être une corvée, j'avoue). Une redécouverte de la langue française (peut mieux faire, je sais), une présence permanente pour parler du livre (même quand on a pas la tête à ça, ouais, j'ai une vie à côté, parfois pas toute rose d'ailleurs…). Et j'en passe… L'investissement et le travail pour faire naître et vivre cette histoire a été immense, intense, usant, fatigant, motivant, exténuant.


C'est beaucoup de boulot. Pour une belle histoire (ça, j'en suis convaincue).


Alors maintenant, ma tête pars en vacances deux semaines.


Salut...


… et… MERCI.


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© 2018 Tanu Meier Farine