Rechercher
  • Tanu

Partager


J'aurais pu intituler ce post "Publier", ou "Editer", ou encore "Révéler", mais si je réfléchis à ce qui m'est venu à l'esprit quand j'ai vu que mon récit pouvait devenir un livre, c'est l'envie de le partager qui a tout dominé.

Je m'étais fixé l'objectif de raconter une petite histoire qui tenait la route. Je m'étais dit que je serais fière de moi si j'arrivais à poser 30000 mots sans me forcer.

A 17000 mots, j'ai constaté, incrédule, que j'avais à peine livré le début de mon histoire et que j'avais encore plein de choses à raconter.

A 24000 mots, je m'étais tellement attachée à mes personnages que j'aurais voulu les faire sortir de mon écran, auquel je restais malgré moi accrochée pendant des heures.

A 37000 mots, j'avais raconté un vrai bout de vie.

J'avais souri, frémi, attendu, respiré, pleuré, et souffert avec eux. Petit à petit, c'est devenu une évidence : je ne pouvais pas être la seule à les connaître.

42000 mots, 5 relectures complètes et 8000 contrôles grammaticaux plus tard, je décide de franchir le pas du partage.

Parce que malgré ses irrévérences et ses défauts, c'est une belle histoire que je ne pouvais garder secrète.

Parce que je tenais l'occasion de réaliser un rêve.

Et que je sais aujourd'hui plus que jamais qu'on a qu'une vie et que les plus grands regrets ne viennent que de ce que l'on a pas au moins essayé de faire.

15 vues

© 2018 Tanu Meier Farine